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1 octobre 2026

Engagement de Toronto : 54 États et organisations internationales approuvent des mesures conjointes pour le retour des enfants, des civils et des prisonniers de guerre ukrainiens

Engagement de Toronto : 54 États et organisations internationales approuvent des mesures conjointes pour le retour des enfants, des civils et des prisonniers de guerre ukrainiens

Toronto a accueilli « Des chemins vers la paix : la deuxième conférence internationale sur le retour des enfants ukrainiens, des civils détenus et des prisonniers de guerre ». Parmi ses résultats figurent l'adhésion du Honduras à la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens, de nouvelles sanctions de l'UE et du Canada contre les personnes impliquées dans la déportation d'enfants ukrainiens, environ 25 millions de dollars américains de la part de la Norvège et près de 7 millions de dollars canadiens de la part du Canada pour la recherche, le retour et la réintégration.

TORONTO, 1er octobre 2026. Les 28 et 29 septembre 2026, Toronto a accueilli « Des chemins vers la paix : la deuxième conférence internationale sur le retour des enfants ukrainiens, des civils détenus et des prisonniers de guerre », co-organisée par le Canada, l'Ukraine et la Norvège. L'événement a rassembe 83 délégations : 72 États et 11 organisations internationales.

Le premier jour, les délégués ont entendu les témoignages d'Ukrainiens ayant survécu à l'occupation et à la captivité : Daria et Matvii, qui ont grandi en Crimée occupée et ont suivi le système éducatif russifié et militarisé ; Yulian, un marine et défenseur de Marioupol qui a passé deux ans et demi en captivité russe ; et Margarita Shabanova, dont le mari, Dmytro Shabanov, membre du personnel de la Mission spéciale d'observation de l'OSCE, est détenu illégalement par la Russie depuis avril 2022. Les déclarations nationales des délégations ont suivi.

Le deuxième jour, trois séances thématiques à huis clos ont eu lieu : sur le retour des enfants ukrainiens (présidée par le Canada), sur les civils détenus illégalement (présidée par la Norvège) et sur les prisonniers de guerre (présidée par l'Ukraine). Leurs résultats ont été présentés lors de la séance plénière de clôture.

La conférence s'est appuyée sur les travaux lancés à Montréal en 2024 lors de la Conférence ministérielle sur la dimension humaine de la paix. Les délégations devaient évaluer ce qui a changé depuis lors et s'entendre sur les prochaines étapes concrètes pour ramener chez eux les enfants déportés et transférés de force, les civils détenus illégalement et les prisonniers de guerre.

« Ce qui est écrit dans le communiqué conjoint compte, et l'Ukraine le soutient. Mais un communiqué est une description d'intentions, et une description d'intentions ne ramène pas les gens chez eux. Pendant les deux jours de la conférence, une chaise vide est restée à côté du podium. C'est le symbole d'une personne — un enfant, un civil, un soldat — détenue par la Russie et qui attend toujours de rentrer chez elle. Il y a une chaise. Mais il y a des centaines de milliers de personnes de ce type. Si nous installions une chaise pour chacune d'elles, nous remplirions probablement une ville entière. On se souviendra de Toronto non pas pour le texte que nous adoptons aujourd'hui, mais pour le nombre de ces chaises qui ne seront plus vides lorsque nous nous réunirons à nouveau », a déclaré Denys Uliutin, ministre de la Politique sociale, de la Famille et de l'Unité de l'Ukraine.

« La véritable mesure du succès diplomatique est constituée par les personnes rentrées chez elles après une captivité russe. C'est ce qui nous a amenés à Toronto, où 83 délégations ont discuté des moyens de faire revenir les enfants ukrainiens illégalement déportés par la Russie, les civils détenus arbitrairement et les prisonniers de guerre. Des milliers de familles les attendent à la maison. Nous remercions le Canada et la Norvège pour leur coprésidence, ainsi que tous nos partenaires pour leur volonté de travailler ensemble avec l'Ukraine à l'obtention de ce résultat », a souligné Mariana Betsa, viceministre des Affaires étrangères de l'Ukraine.

« Il y a deux ans, plus de 60 délégations s'étaient réunies à Montréal ; à Toronto, elles étaient déjà 83. Pendant cette période, la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens est passée de 40 à 52 pays et organisations internationales. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes : la communauté internationale reconnaît de plus en plus qu'une paix juste et durable est impossible sans le retour des enfants ukrainiens, des civils détenus illégalement et des prisonniers de guerre. Nous remercions tous ceux qui se tiennent côte à côte avec nous dans ce combat », a déclaré Maksym Maksymov, chef de l'initiative Bring Kids Back UA du président de l'Ukraine.

Principaux résultats

Les participants ont identifié des mesures coordonnées pour mettre en œuvre la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies A/RES/ES-11/9 sur le retour des enfants ukrainiens, adoptée le 3 décembre 2025.

Deux pays supplémentaires ont rejoint l'initiative Safe Pathways Home, permettant d'utiliser leur territoire pour le transit afin de secourir des Ukrainiens.

La Norvège a annoncé une contribution d'environ 25 millions de dollars américains pour le Comité international de la Croix-Rouge et l'UNICEF. Ces fonds soutiendront le contact familial, la recherche des personnes disparues ainsi que l'assistance juridique et psychosociale.

Le Canada a attribué plus de 800 000 dollars canadiens de financement additionnel, dont 500 000 dollars canadiens pour soutenir les survivants de violences sexuelles liées aux conflits et 363 000 dollars canadiens pour des initiatives de la société civile locale venant en aide aux personnes rapatriées et à leurs familles. Cela s'ajoute aux 6 millions de dollars canadiens annoncés plus tôt ce mois-ci, dont 2 millions iront à l'UNICEF pour la réintégration des enfants rapatriés et 4 millions aux efforts de recherche et de retour ainsi qu'à la lutte contre l'endoctrinement et la militarisation des enfants par la Russie.

L'Union européenne a adopté des sanctions contre 10 personnes et 17 entités impliquées dans la déportation, le transfert forcé et l'assimilation forcée d'enfants ukrainiens, notamment par l'endoctrinement et l'éducation militarisée.

Le Canada a imposé de nouvelles sanctions à 8 personnes impliquées dans des violations des droits des enfants ukrainiens, notamment leur déportation illégale et leur transfert forcé.

Les participants ont finalisé l'Agenda prospectif 2026-2027 de la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens. Le document énonce des priorités partagées pour la recherche des enfants, la garantie de leur retour en toute sécurité et de leur réintégration, ainsi que la responsabilisation des auteurs de ces actes. La lutte contre la russification, l'endoctrinement et la militarisation de la jeunesse ukrainienne dans les territoires temporairement occupés est devenue un axe transversal des travaux de la Coalition.

Le Honduras a rejoint la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens, qui compte désormais 52 membres.

À l'issue de la conférence, un communiqué conjoint endossé par 54 délégations a été publié. Sa partie centrale, l'Engagement de Toronto, s'engage sur trois points : retrouver les Ukrainiens que la Russie a arrachés de force à leurs foyers, les ramener chez eux et soutenir leur rétablissement.

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