1 octobre 2026

Les 28 et 29 septembre 2026, Toronto a accueilli « Des chemins vers la paix : la deuxième conférence internationale sur le retour des enfants ukrainiens, des civils détenus et des prisonniers de guerre », co-organisée par le Canada, l'Ukraine et la Norvège. L'événement a rassemblé 83 délégations : 72 États et 11 organisations internationales.
L'Engagement de Toronto reconnaît les progrès réalisés depuis l'Engagement de Montréal de 2024, tout en admettant que les retours restent lents, inégaux et limités en nombre. Les engagements de Toronto comprennent :
Enfants. Les participants appellent la Russie à ramener les enfants immédiatement, en toute sécurité et sans conditions, et à cesser les déportations, les modifications du statut des enfants (par le biais de la citoyenneté, de l'adoption ou du placement en famille d'accueil) et l'endoctrinement. C'est également ce qu'exige la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies du 3 décembre 2025. Le communiqué reconnaît spécifiquement le travail de Bring Kids Back UA et le leadership du Canada et de l'Ukraine au sein de la Coalition. Les participants se sont engagés à soutenir la recherche et la vérification, à élargir les voies de retour et à renforcer le système étatique de réintégration. Les États s'engagent à :
soutenir la recherche et la localisation des enfants ainsi que la vérification des cas individuels ;
élargir les voies pratiques de retour, notamment par la coopération avec les États et les organisations internationales disposés à faciliter les retours, et par le soutien aux organisations de la société civile ukrainienne ;
renforcer un système durable, dirigé par l'État, pour la réhabilitation et la réintégration des enfants rapatriés et de leurs familles ;
soutenir la préparation de l'Ukraine à des retours à plus grande échelle dès que les conditions le permettront.
Civils détenus illégalement. Les participants ont déploré la détention illégale de civils ukrainiens, y compris ceux détenus par la Russie depuis 2014. Ils appellent la Russie à divulguer le lieu où se trouvent les détenus, à garantir leurs contacts avec leurs familles et leurs avocats, et à les libérer immédiatement et sans conditions préalables. Le communiqué souligne par ailleurs le manque d'informations concernant les femmes détenues. Les participants se sont engagés à renforcer la documentation, les efforts diplomatiques et les mécanismes de libération.
Prisonniers de guerre. Les participants appellent la Russie à respecter pleinement la troisième Convention de Genève : accorder aux organisations internationales mandatées l'accès à tous les lieux d'internement, fournir des listes complètes, cesser de poursuivre les prisonniers pour participation légitime aux hostilités, et enquêter sur les exécutions et la torture. Les participants se sont engagés à élargir les échanges, y compris par l'intermédiaire d'États médiateurs. L'objectif est la libération de tous les prisonniers sur une base de « tous contre tous », avec priorité pour les femmes, les grands blessés et malades, ainsi que ceux détenus depuis le plus longtemps.
Le texte intégral du communiqué et la liste des signataires sont disponibles sur le site Web d'Affaires mondiales Canada. D'autres États et organisations internationales peuvent toujours endosser le communiqué conjoint en écrivant à Evenements-Canada-Ukraine-Events@international.gc.ca.
